Dimanche 16 mars 2008
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Saint Jean
de Brébeuf naquit, le 25 mars 1593, dans le château familial de Condé-sur-Vire, dans le diocèse de Bayeux, descendant d' une famille d' antique noblesse.
Il entra à vingt ans, en 1617, au noviciat des Jésuites de Rouen, où il fut ordonné prêtre le jour de ses vingt-neuf ans. Il s' embarqua trois ans plus tard à Dieppe, avec d' autres compagnons
Jésuites, pour le Canada, alors possession française. Il arriva à Québec le 19 juin 1625.
Dans cet immense territoire, il se fit remarquer par son courage et son âme généreuse, tant et si bien que les Ursulines de Québec le qualifièrent comme la personnification même de la grandeur
!
Il accompagna pendant six mois les Indiens Algonquins, dont il apprit la langue. Il composa un dictionnaire. Alors qu' il ne fit aucune conversion parmi eux, il se fit toutefois respecter et
admirer par ces guerriers valeureux.
Au printemps 1626, il remonta le fleuve Saint-Laurent en canoé avec des Hurons et rejoignit le fleuve Ottawa. Il arriva trente jours plus tard en territoire huron. Il y resta pendant trois ans,
dans une complète solitude, tentant d' approcher ce peuple fier. Il se fit peu à peu connaître et réussit à baptiser seulement quelques bébés mourants...Il réussit aussi à composer un catéchisme en
langue huronne qui fut considéré plus tard comme un rare manuscrit de cette langue.
Les Anglais en guerre contre les colons français les obligèrent à quitter le Canada. Saint Jean de Brébeuf retourna en France. Lorsque les Anglais furent chassés quelques temps plus tard, il revint
parmi ces chers Hurons, dans une terre désormais dévolue aux Français, selon le Traité de Saint-Germain de 1632.
A la fin de 1636, une grave épidémie de variole frappa les Hurons non immunisés, par manque d' hygiène, des maladies apportées d' Europe. Les Pères Jésuites, à bout de forces, portaient
assistance aux différents villages de la Mission. Mais la méfiance s' installa, attisée par les sorciers, dépossédés de leur pouvoir.
Les Pères poursuivirent leur oeuvre d' évangélisation et de civilisation, dans des conditions difficiles, les Anglais suscitant l' hostilité contre la France catholique. Sur les 40 000 individus
que comptaient leurs tribus, 7000 Hurons avaient été baptisés...
Le 6 mars 1649, la Mission fut envahie par les cruels Iroquois, armés par les Anglais. Ceux-ci massacrèrent les Hurons. Ils firent de nombreux prisonniers, parmi lesquels le Père de Brébeuf.
Il fut longuement torturé, ainsi que ses compagnons Jésuites. Ils eurent les ongles arrachés. Le Père de Brébeuf fut brûlé avec des tisons ardents, on lui arracha la langue, pour l' empêcher de
louer son Seigneur. Finalement, lassés de tant de cruauté, les chefs Iroquois lui ouvrirent la poitrine, pour dévorer son coeur et boire son sang, ce qui était pour eux un gage de réussite de leurs
entreprises guerrières...C' était le 16 mars 1649.
Ils furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1930, par Pie XI, le Pape des Missions.
La mémoire de saint Jean de Brébeuf et des martyrs Jésuites du Canada est fêtée le 19 octobre.
Village algonquin