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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 22:40
 claudine-thevenet.jpg  Claudine Thévenet - surnommée affectueusement Glady - naquit à Lyon, le 30 mars 1774, dans une famile de sept enfants. Elle fut éduquée à l' abbaye de Saint-Pierre-les Nonnains qu' elle dut quitter au moment de la révolution française. 
Jeune fille, elle subit les affres de la Terreur, surtout à partir de 1793, lorsque les forces républicaines assiégèrent la ville de Lyon qui était restée royaliste. Ses frères Louis et François furent tués de manière barbare à Lyon, le 5 janvier 1794.

Claudine fut une spectatrice terrorisée de leur martyre. Elle souffrit dès lors d' un tremblement qu' elle allait garder toute sa vie.
Suivant l' exemple de ses frères qui pardonnèrent à leurs bourreaux, elle fit de même et plus encore en s' occupant d' orphelins et de pauvres, au début de manière isolée, et ensuite avec de jeunes personnes de sa paroisse.
Elle était la dirigée de l' Abbé André Coindre*, prêtre de sa paroisse, qui discerna rapidement la vocation de cette femme compatissante et douce, mais non dénuée d' une ferme volonté. Lorsqu' elle dut abriter chez elle deux petites filles orphelines, ce fut le début de sa réponse au Seigneur.

En 1816, elle participa à la fondation de l' Union Pie du Sacré Coeur de Jésus, avec sept compagnes ; puis deux ans après, en 1818, elle quitta la maison paternelle pour fonder, sur la colline de la Croix-Rousse, la Congrégation des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie - dite des Religieuses de Jésus-Marie - destinée à l' éducation des jeunes filles. Elle affronta alors les moqueries et la pauvreté des débuts.

Elle ouvrit donc en 1820 à Fourvière une maison d' éducation, la Providence, puis une autre pour jeunes filles pauvres ou orphelines. Elles apprenaient aussi les métiers de la filature et du tissage, car la ville de Lyon était réputée pour son industrie de la soie. " Il faut être de vraies mères pour ces enfants, oui de vraies mères, tant de l' âme que du corps. " avait-elle coutume de dire. 

Elle souffrit de la mort de l' Abbé Coindre en 1826 et de deux premières compagnes en 1828. Elle dut aussi protéger sa jeune Congrégation que l' on voulait à l' époque fusionner avec un autre Institut. Au moment des émeutes des canuts et des troubles de 1831 et 1834, elle dut aussi gouverner avec prudence ses deux fondations.

La Mère Marie de Sainte-Ignace, son nom de religion, s' occupait aussi de la direction de ses consoeurs. A partir de 1835, sa santé empira. Elle mourut à Lyon, le 3 février 1837.
En 1842, les Soeurs ouvrirent une maison aux Indes. Ce fut le début de leur envoi en mission. Elles furent nombreuses à partir aussi pour l' Amérique du Nord.

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée le 21 mars 1993 par Jean-Paul II.

Les Religieuses de Jésus-Marie sont aujourd' hui 1600 dans 180 maisons.

* Il faisait partie de la Congrégation des Frères du Sacré-Coeur.

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