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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 20:20
Sauveur ( Salvatore ) Lilli naquit à Cappadoce d' Aquilée, dans les Abruzzes, le 19 juin 1853 et prit l' habit chez les Franciscains en 1870 au Couvent de Nazzano à Rome. Il émit sa profession religieuse en 1871.

A cause de la suppression des Ordres religieux par le gouvernement italien franc-maçon de l' époque, le Frère Sauveur de Cappadoce partit en 1873 pour la Terre Sainte, dont les Franciscains étaient ( et sont toujours ) en charge de la garde des Lieux Saints.

La Palestine appartenait alors à l' Empire Ottoman.

Il poursuivit ses études de philosophie au Couvent de Bethléem, études qu' il avait commencées à Castelgandolfo. Le 6 août 1874, il fut transféré au Couvent Saint-Sauveur de Jérusalem, où il étudia la théologie. Il fut ordonné prêtre en 1878, puis il fut attaché aux basiliques des Lieux Saints pendant deux ans.

Ensuite il fut nommé, en tant que missionnaire, à Marasc en Arménie Mineure - qui faisait partie de l' Empire turc. Son oeuvre d' apostolat fut vaste et profonde. Il confessait et distribuait la communion à des foules nombreuses, même les jours non fériés. Il avait de bons rapports avec les différentes communautés et avec leurs représentants éminents, qu' ils fussent turcs, orthodoxes arméniens ou catholiques arméniens. Il inaugura une nouvelle chapelle en 1893. On lui fit même don d' un terrain agricole.

sauveur-de-cappadoce.jpg

Il y avait eu une épidémie de choléra en novembre 1890 ; mais il ne fut pas touché, malgré les soins donnés à la population. 
En 1894, le Père Sauveur fut nommé curé de la paroisse de Mugiuk-Deresi et directeur de l' hospice.

L' année suivante, en 1895, éclatèrent les premiers massacres des Ottomans - aidés des populations Kurdes affidées à l' Empire - contre les Arméniens. Ce fut le début du génocide arménien.

Ses confrères lui conseillèrent de fuir en d' autres endroits de la Turquie, afin de garder la vie sauve. Mais il refusa : " Là où se trouvent les brebis, le pasteur doit y demeurer. "

Il fut blessé par des soldats qu' il avait accueillis. Le 22 novembre 1895, il fut arrêté par la police ottomane, avec douze Arméniens catholiques. Ils furent conduits à Marasc. Pendant le transfert, les soldats leur intimèrent d' abjurer la Foi en Jésus-Christ et de se soumettre à la loi de Mahomet. Ils refusèrent à plusieurs reprises.

A cause de cela, ils furent assassinés avec cruauté et leurs corps furent jetés aux flammes.

Des douze Arméniens, seuls six noms ont été conservés en mémoire : Baldji Ohannès, Khodianin Kadir, Kouradji Tzeroum, Dimbalac Vartavar, Jérémie Boghos, David Oghlou, David Toros...

Leur cause de béatification fut introduite en 1959, et le Pape Jean-Paul II les inscrivit au nombre des bienheureux le 3 octobre 1982. Leur mémoire liturgique est fixée au 22 novembre.  

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