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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:56
 gonga-martinez.jpg  Jean ( Juan )  Gonga Martinez naquit le  25 mars  1912 à Carcagente ( Carcaixent en dialecte valencien ), dans la province de Valence, en Espagne. Cette jolie région située près de la sierra est parsemée de champs d' orangers.
Il fut baptisé le 28 mars de la même année,et reçut le sacrement de confirmation le 13 octobre 1926 à la paroisse de ND de l' Assomption.
Depuis sa première communion, le 25 mai 1922, le jeune Jean commença une vie d' apostolat auprès de ses amis d' école, puis plus tard au sein de la jeunesse de la ville.
Il avait le désir d' être prêtre ; mais une longue maladie qui allait affaiblir sa santé lui interdit de réaliser son voeu.

Il adhéra à l' Action Catholique, au sein de laquelle il fut un apôtre assez actif. Il fasait le catéchisme, et il réussit à obtenir de Dieu la conversion de quelques uns de ses amis. Il devint célèbre dans sa ville pour les oeuvres sociales et charitables dont il se faisait le promoteur. On l' appelait même le petit saint...Il était simple employé de bureau.

 Alors qu' une partie de l' Espagne était entrée depuis une semaine dans l' opposition au régime républicain affaibli, divisé et corrompu et qu' une autre partie de l' Espagne se défendait de l' insurrection armée en prenant comme bouc émissaire l' Eglise, Jean Gonga fut arrêté à la sortie de la messe. Nous étions le 25 juillet 1936. Bientôt le culte allait être interdit et déjà on pourchassait les prêtres, les religieux et les religieuses, ainsi que les fidèles les plus actifs. Le conflit allait se radicaliser. La plupart des Catholiques qui se firent massacrer n' avaient rien à voir avec la politique. Il pratiquaient simplement la Foi de leurs ancêtres...Il est faux de juger l' Eglise comme l' instigatrice des troubles ; elle ne fit que subir un nouveau massacre des innocents. Certes elle se rallia au régime vainqueur pour éviter des purges encore plus sanglantes ; mais elle fit volte-face environ vingt-cinq ans plus tard.

Le jeune homme - il avait 24 ans - fut relâché, faute de preuve d' activités politiques anti-républicaines. Il n'était qu' un simple militant de l' Action Catholique qui pratiquait l' apostolat en milieu laïc, c' est-à-dire sur le lieu de travail, à l' usine, au bureau, dans l' exploitation agricole ou bien à l' université. Il n' y avait pas d' imprégnation idéologique. L' Action Catholique, voulue par le Pape Pie XI pour lutter contre la déchristianisation et atteindre les Chrétiens, là où le prêtre ne pouvait se rendre, était un jeune rameau de l' Eglise dont le zèle et la générosité de ses membres insufflèrent un immense renouveau parmi les fidèles, et notamment la jeunesse. Il en fut ainsi dans de nombreux pays catholiques, et en Espagne particulièrement...L' Action Catholique n' avait pas été atteinte par la contagion idéologique qui fut la sienne à partir des années 1960.

Après sa libération, Jean préféra se réfugier, en attendant de meilleurs moments, en dehors de la ville. Personne ne savait combien de temps allaient durer les événements qui au fil des semaines se transformèrent en guerre civile par la radicalisation des deux camps. 
La région de Valence était un bastion républicain, traversé par différents courants socialistes, républicains-bourgeois, anarchistes, anarcho-syndicalistes, marxistes, trotskistes et communistes. Il fallait éliminer les traces de l' Espagne de toujours, l' Espagne qualifiée d' ancienne...Toujours le même processus ! Qui en était son représentant le plus visible ? le catholicisme, ferment d' unité des différentes populations des provinces espagnoles.

simat.jpg  Jean vint rendre visite en cachette à ses parents demeurés à Carcagente. Il fut aussitôt arrêté, et fusillé le 13 novembre 1936 à Simat de Valldignat. Il tenait en ses mains un crucifix et pardonna à haute voix à ses bourreaux.




Il fut béatifié le 11 mars 2001à Rome avec d' autres martyrs de la même persécution.


Illustration : le monastère de Simat.

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