Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  •   le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
  • : Je me propose de partager quelques réflexions, et de voyager avec vous dans l' univers spirituel de personnalités d' exception. Vous pouvez me laissez vos commentaires, afin que je puisse corriger les articles si nécessaire.
  • Contact

Recherche

28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 20:29
Joseph Mazurek naquit le 1er mars 1891 près de Baranowka en Pologne orientale qui était alors sous administration autrichienne. Il entra chez les Carmes déchaux et fit la connaissance, au séminaire des Carmes de Wadowice, de saint Raphaël Kalinowski. En 1908, il reçut l' habit religieux et le nom d' Alphonse-Marie du Saint-Esprit. Il poursuivit ses études de philosophie et de théologie à Wadowice, puis à Vienne. C' est dans la capitale impériale en pleine guerre qu' il fut ordonné prêtre en juillet 1916.
Jusqu' en 1930, dans la nouvelle Pologne indépendante, il fut professeur au petit séminaire de Wadowice, où ses dons d' organisateur et d' éducateur furent remarqués. En une décennie, 50 élèves de l' internat entrèrent au noviciat ! Il fut alors élu prieur du couvent de Czerna.

alphonse-marie-du-saint-esprit.jpg

Sa vie était empreinte de foi profonde, et il pensait passer son existence dans ce couvent...Il raviva la flamme spirituelle de sa communauté, fit des prêches à l' église conventuelle qui se trouvait dans un bois relativement éloigné du village. Il avait une conscience claire de la célébration de l' Eucharistie. Il célébrait la messe avec une profonde dignité et un recueillement intense. Il puisait ses forces dans l' oraison solitaire devant le Saint-Sacrement.

Lorsque la région fut occupée par l' armée allemande, et intégrée au Gouvernement Général, il ne se laissa pas intimider par les vexations des autorités locales allemandes. Il accueillit de jeunes aspirants carmes, donna refuge à des personnes déplacées de Silésie. Il avait toujours dans ces moments une grande dévotion envers le Sacré-Coeur de Jésus.

En août 1944, alors que la situation sur le terrain militaire - notamment en Urss - devenait défavorable aux Allemands, les occupants multiplièrent les faits d' hostilité envers la population civile. Ainsi, lors d' un promenade en communauté, le jeune novice François Powiertowski fut tué d' un coup de fusil par un soldat allemand. Quatre jours après ce meutre, le chef de la Kommandantur ordonna aux religieux de construire des tranchées de défense au village de Rudawa qui se situait à des dizaines de kilomètres du couvent. Mais le Père Alphonse-Marie fut séparé de la communauté et torturé, car on le soupçonnait de détenir des informations sur la résistance. En vérité, il s' agissait d' éliminer un Chrétien au charisme trop important pour la jeunesse locale...

Finalement, dans la panique générale, il fut fusillé près de Rudawa.

alphonse-marie.jpg
                          Croix sur le lieu de son martyre

On retrouva ces lignes dans ses écrits : "  Dans l' affliction, les tribulations et les angoisses, ainsi que dans les tentations, je trouverai toujours mon refuge auprès de Marie, ma Mère très aimée. Je lui offre toute ma personne et  toute chose. Avec elle je veux rester fidèlement au pied de la Croix de Jésus. "


Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. Le Pape Jean-Paul II, lorsqu' il était jeune homme, avait pu trouver des forces spirituelles auprès du Père Alphonse-Marie qu' il rencontra personnellement. Il déclara à la cérémonie de béatification que c' était une grande grâce pour lui-même et pour l' Eglise de l' ajouter à la liste des bienheureux. 

Partager cet article

Repost 0

commentaires